Le zen est droit.

conte zen3

Il n’impose pas, n’explique pas, il suggère. Une anecdote pour parler du Bouddha raconte qu’un disciple demande à son maître :
quelle est la vraie nature du Bouddha ?
Et le maître répond :
le cyprès dans la cour.

Le zen unit tout, le visible et l’invisible.

Un après-midi de printemps, un maître zen rentrait au monastère. L’air était tiède, le soleil brillait, des petites fleurs s’épanouissaient sur les bords du chemin et l’âme du maître s’accordait avec la douceur de cette journée. Une légère brise soufflait doucement et le maître vit que le drapeau du Bouddha dansait sous le souffle du vent. Deux jeunes novices l’observaient aussi.

conte zen2

– le drapeau bouge ! Dit l’un,
non, c’est le vent. Dit l’autre.
Mais non, ce que nous voyons maintenant, c’est le drapeau qui bouge !
Pas du tout, c’est faux, le fait que le drapeau bouge n’est que la conséquence de l’action du  vent. C’est lui la cause, donc la réalité.
Mais l’existence du vent n’est qu’une supposition.
Le drapeau ne bouge pas seul, c’est le vent qui le fait bouger.
Hypothèses !!!
certitudes !!!
non !!!
mais si !!!

Le ton monte et les deux novices commencent à s’énerver sérieusement. D’une discussion tranquille, ils étaient prêts à se battre.

C’est alors qu’ils aperçoivent leur maître zen qui les observe tranquillement. Ils lui demande :
Maître, est-ce le vent ou le drapeau qui bouge ???
Ce n’est ni le vent, ni le drapeau, c’est votre esprit qui bouge…

 

« Les pensées sont à l’esprit, ce que les vagues sont à la mer. D’un esprit calme, non agité par les pensées, peut émaner le véritable bonheur, de même que sur une mer calme, la navigation des bateaux est possible. D’un esprit tourmenté, agité, tumultueux, ne peuvent qu’émaner souffrances et angoisses. D’un esprit paisible et maîtrisé peut se révéler la Claire Lumière qui est en chacun de nous. »

Tarchin Rimpoché

conte zen 3bis